Un soleil radieux accompagnait ce week-end. La chaleur au rendez-vous invitait à la détente et à se poser.
Le stage était conçu en deux parties : le samedi 7 août à Orthez, à l’atelier Equilibre. En plein coeur de ville, une petite impasse et au fond de celle-ci le silence d’un patio garni de petites tables et chaises d’extérieur. La tisanerie est ouverte et accueille les pauses détentes. Un havre de paix à deux pas des commerces et du bruit.
La salle est au premier étage, côté cour, les 3 fenêtres donnant sur un jardin tranquille permettent de maintenir une température agréable. 3 séances d’une heure et demie sont prévues pour permettre de découvrir une discipline toute en douceur et écoute de soi. Commentaires et interrogations entre les cours ouvrent la porte à des échanges en toute simplicité, en sirotant jus de fruits, café ou tisane. Voilà , c’est déjà fini, on prend les infos, on envisage de s’inscrire à la rentrée. C’est déjà la fin du stage en Béarn.
Ca continue le dimanche, cette fois dans le Pays Basque, à une vingtaine de kilomètre. Pas si loin, pourtant un autre monde. Aucun béarnais ne sera là le dimanche, c’est le tour des autochtones. Certains s’étaient inscrits, d’autres non, pas de problème, quelques anciens sont là et servent de repères rassurants pour les nouveaux. Là le dojo, à la sortie de la ville, donne sur une cour tranquille et spacieuse. L’attention est présente, la bonne humeur aussi. Les respirations, les prises de consciences, les positions qui étirent et nettoient, se succèdent et transforment progressivement les expressions de visages et de corps. Les personnes qui s’étaient inscrites pour la journée avaient apporté un plat à partager. C’est sur la terrasse récemment aménagée sous le préau qu’une grande table de 3 mètres de long avait été installée pour le déjeuner. Bien avant la fin du repas, les tutoiements étaient au rendez-vous et les discussions allaient bon train. Allez, une infusion et c’est reparti, un peu plus soutenues les positions, on sent bien que l’esprit est passé, on ne force plus, on écoute les messages sensitifs, on accueille les blocages, on leur sourit, on y respire, on commence à bailler plus spontanément. Bon, ça ne veut pas vraiment lâcher aujourd’hui, ce n’est pas grave, on a senti que ça bloquait, c’est déjà un grand pas. Et pour finir, ce bas-ventre qui marche devant nous, ça c’est quelque chose de nouveau. Ah, il faut s’appuyer sur la terre pour s’ériger, curieux non ! Et pourtant ça marche… un petit peu, c’est déjà beaucoup !
Et voici le moment de se quitter, les adresses internet sont notées sur le calepin. « Prévenez-moi quand les cours reprendront ». « C’est super, je n’ai même pas pensé à mon mari qui garde notre petite fille et pourtant je ne suis pas tranquille d’habitude quand il s’en occupe… » « Moi, je suis venue en voisine, je reviendrai ». « je serais bien venue mais j’habite à Anglet, ça fait loin. Ah, un cours va ouvrir à Bayonne ? Ok je m’inscris.
Un grand bonheur que de voir ces silhouettes allégées repartir en souriant. A bientôt donc…
Oh ! Zut, j’ai oublié de prendre des photos.